François Girardon sculpteur, peint par Gabriel Revel

François Girardon sculpteur, peint par Gabriel Revel, collaborateur champenois de Le Brun à Versailles 




UN ILLUSTRE SCULPTEUR 

François Girardon (1628-1715) sculpteur. Engagé par Fouquet à Vaux-le-Vicomte comme Le Brun, Le Vau et Le Nôtre, Girardon est employé à son tour par Louis XIV à Versailles. Il est avec Coysevox le plus important sculpteur de Versailles tant par l’importance de sa production que par sa qualité. Il y réalise parmi les plus beaux ensembles de la sculpture française du XVIIe siècle.

Girardon réalise son dernier chef-d’œuvre à Paris : la statue équestre en bronze de Louis XIV, place Vendôme. Conçue à l’échelle de la place, elle influencera toutes les statues similaires en France et en Europe. Fidèle serviteur du roi, Girardon poussera son attachement jusqu’à mourir le même jour que lui : le 1er septembre 1715.


UN PEINTRE REMARQUABLE

La carrière du peintre Gabriel Revel (1643-1712) – natif de Château-Thierry, aux confins de la Champagne, et mort à Dijon, capitale de la Bourgogne – est exemplaire des pressions centripètes et centrifuges qui pouvaient impacter la vie d’un artiste provincial, sûr de ses talents, mais aussi de ses limites. Probablement sur recommandation de Jean de La Fontaine, lui aussi d’origine castelthéodoricienne, Revel saisit la chance de se former à Paris auprès de Charles Le Brun, dont il devient l’un des collaborateurs dévoués sur les chantiers royaux des années 1670 et 1680. Une seconde césure biographique s’opère à la fin des années 1680, au moment où l’emprise de Charles Le Brun sur le monde artistique parisien et versaillais s’efface petit à petit : attiré par le potentiel économique de Dijon, ville que Revel a peut-être fréquentée en faisant le voyage à Rome, le Champenois s’y installe définitivement au début des années 1690, après la mort de son célèbre maître et mentor. Il y importe un style académique classicisant déjà quelque peu dépassé à Paris et Versailles, mais très apprécié par les élites locales, qui souhaitent se montrer réceptives au « Grand Goût » développé sous le Grand Roi.


UNE MUSIQUE D'UN BONHEUR CONTAGIEUX

"O SOLITUDE" D'HENRY PURCELL

par Alfred Deller (contreténor)

https://youtu.be/RI3jqcZyEW8




O Solitude (Z. 406), plus précisément O solitude, my sweetest choice, est une chanson du compositeur baroque anglais Henry Purcell. C'est une œuvre pour voix de soprano ou contreténor, fondée sur un ostinato de basse. Elle a été composée probablement vers 1684-1685. Le texte utilise la traduction en anglais d'un poème français de Saint-Amant réalisée par la poétesse Katherine Philips. L'oeuvre est considérée comme l'un des chefs-d’œuvre de la musique vocale de Purcell.

La musique, en do mineur, est fondée sur un ostinato de basse de 11 notes, répété 28 fois. Cet ostinato avait déjà été utilisé par Purcell dans l'introduction orchestrale de son anthem In thee, O Lord, do I put my trust (Z. 16). Ce procédé est très utilisé par les compositeurs anglais de l'époque comme Purcell, ou John Blow, sous le nom de Ground Bass. L'ostinato monte du premier au cinquième degré de la gamme, tourne autour du cinquième degré avant de sauter à l'octave plus grave, pour revenir au premier. I II II IV V VI V IV V V(plus grave) I. Les notes sont égales, sauf le cinquième degré grave dont la durée est double.

Cependant, la musique n'engendre pas de lassitude ou de monotonie, de par une déclinaison harmonique du motif riche et inventive et une grande liberté de la voix, ainsi que des transitions habiles entre les répétitions, masquant quelque peu celles-ci, Purcell évitant de débuter les phrases au même moment de l'ostinato.


ALFRED DELLER UN INTERPRÊTE HORS NORME

Lorsqu’Alfred Deller s'aperçoit, au sortir de l'enfance, que, s'il perd sa voix de soprano, celle-ci garde un timbre étrangement aigu et une étonnante élasticité ; il se forge seul une technique de contreténor. Personne ne peut se charger de sa formation vocale, cette tessiture ayant disparu depuis deux siècles.

Le compositeur Michael Tippett le remarque dans les chœurs de la Cathédrale de Canterbury et lui fait faire ses débuts à Londres en 1943 dans une interprétation de Purcell où il confond public et musicologues grâce à son timbre magnifique, ses libertés prises avec le rythme et ses modulations raffinées, légères et naturelles qui contribueront grandement à repenser la musique ancienne avec intuition, instinct et spontanéité.

Alfred Deller intègre, de 1947 à 1961, les chœurs de la Cathédrale Saint-Paul de Londres, fonde le Deller Consort en 1948, et enregistre son premier disque avec Walter Bergmann en 1949. Interprète magistral et inégalé de la musique élisabéthaine et baroque, il s’intéresse aussi à la musique contemporaine. Ainsi Benjamin Britten écrit-il pour lui le rôle d’Oberon dans Le Songe d'une nuit d’été, qu’il crée en 1960. Le luthiste Desmond Dupré et le claveciniste Harold Lester participent à ses enregistrements.

Il a contribué, en priorité, à la vocation et à la formation de nombreux contreténors, dont son fils Mark Deller. Parmi ses disciples, il faudrait encore citer, sans exhaustivité, James Bowman, René Jacobs, Henri Ledroit ou Gérard Lesne, ces grandes voix, chacune singulière, qui lui doivent tant.

Nikolaus Harnoncourt se rappelle avec admiration « l’assurance imperturbable du chanteur le plus significatif de cette musique ancienne en train d’éclore ». Gustav Leonhardt décrit avec une grande précision l'art et la manière de ce « musicien, c'est-à-dire un cran au-dessus [d’un chanteur], et qui plus est, d'un chanteur-musicien exceptionnel », débordant de vitalité et d'humour. Quant à lui, René Jacobs évoque le « chanteur-poète »... Tous s’accordent à mettre en évidence l’art intuitif de ses intonations fines, l’expressivité des sons filés, dont il refusait de privilégier la beauté pour demeurer en accord avec le texte.

Alfred Deller s’abstenait des vocalises quotidiennes, détestait les répétitions et préférait la spontanéité du concert.

Marié à Kathleen Margaret « Peggy » Lowe en 1937, il eut deux fils et une fille. Né en 1938, le premier fils, Mark Deller, devient chanteur et membre du Deller Consort, et par la suite chef d'orchestre et chanteur d'opéra. Né en 1944, le second fils, Simon Deller, a enseigné à l'école chorale de la cathédrale de Guilford.

En 1970, il est promu commandeur dans l’Ordre de l'Empire britannique.

Pierre tombale d'Alfred Deller à la All Saints’ Church, à Boughton Aluph.

Alfred Deller meurt en 1979 des suites d'une crise cardiaque dans un hôpital de Bologne.



VOUS AVEZ BON GOÛT !​ 

Ce qui m'anime dans cette quête c'est la curiosité intellectuelle, le goût de la connaissance et l'envie de savoir. Si vous êtes comme moi, avec l'envie d'apprendre, aux rivages de la beauté musicale, picturale, poétique​.​


CULTURE JAI 

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​(Histoire Moderne en Musique)​

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