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Lord et Lady Strange par Anthony van Dyck vers 1636

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"Son coloris est éclatant et plein de naturel. Lorsqu'il ébauchait un tableau, il disposait d'une manière particulière ses touches, dont, au moment de l'achèvement, son pinceau magistral faisait ressortir la vigueur d'une manière ravissante. C'était en cela, disait-il, que consistait le secret de l'art ; c'est à cela qu'on devait reconnaître l'artiste consommé. Antoine van Dyck, qui avait apprécié son mérite, voulut, dit-on, être peint de sa main. Il aurait passé, dans ce but, par Haarlem, lors de son second départ pour l'Angleterre." (Catalogue du Musée d'Anvers) UNE IDÉE DE PEINTURE Dans cette toile peinte par Anthony van Dyck vers 1636, Lord et Lady Strange forment un triangle inversé avec l'une de leurs filles, un agencement d'une simplicité classique qui cohabite avec un programme iconographique allusif : l'île en arrière-plan pourrait représenter l'île de Man. et la couleur de la robe de la jeune fille indique ...

"Le Christ et la Samaritaine" par Pierre Mignard (1612-1695), premier peintre du roi.

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"Aie confiance en toi-même,  et tu sauras vivre."   GOETHE UNE IDÉE DE PEINTURE  "Le Christ et la Samaritaine" par  Pierre Mignard (1612-1695),  premier peintre du roi. Peintre français renommé pour ses portraits. Rappelé en 1657 à la cour de France après un long séjour en Italie où il s'imprègne de la manière des Carrache et des baroques italiens et où ses talents de portraitiste lui attirent les faveurs du pape Urbain VIII, il revient à Paris auréolé de gloire.  Hostile aux visées de Le Brun, il refuse de devenir membre de l'Académie, attitude qui lui vaudra d'être écarté des commandes officielles. Anne d'Autriche lui commande néanmoins la décoration du dôme du Val-de-Grâce, son oeuvre majeure. Portraitiste d'écrivains et de femmes, il peint les portraits de Molière, de Bossuet, de Mme de Montespan, de Mlle de la Vallière, de Mme de Sévigné.  En 1690, il renoue avec les honneurs et la gloire officielle lorsqu'à la ...

Eugène de Savoie (1663-1736), peint par l'artiste Jacob van Schuppen entre 1718 et 1721

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  Le prince Eugène de Savoie (1663-1736) est l'un des plus grands commandants militaires de l'histoire européenne, ayant servi la maison d'Autriche après avoir été rejeté par Louis XIV. UNE IDÉE DE PEINTURE Eugène de Savoie (1663-1736), peint par l'artiste  Jacob van Schuppen entre 1718 et 1721 Jacob van Schuppen est le fils de Elisabeth de Mesmaker et le peintre-graveur Pieter ou Pierre Louis van Schuppen d'Anvers qui résidait à Paris. Son père jugeant qu'on ne pouvait réussir dans la gravure qu'en connaissant la peinture l'a placé comme élève auprès de Nicolas de Largillierre. Jacob van Schuppen a choisi de continuer la peinture plutôt que de devenir graveur. Il a été reçu comme peintre à l'Académie royale de peinture et de sculpture le 4 juillet 1704 sur présentation de son morceau de réception : Méléagre tue le sanglier de Calydon (musée Fabre, Montpellier). Comme son maître, il s'est essentiellement consacré au portrait. Il est appelé en 170...

Jean Suau - La France offrant la Liberté à l’Amérique, 1784

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  « Le bonheur de l'Amérique est intimement lié au bonheur du monde » Voici ce qu'inspirait à La Fayette la guerre d’Indépendance américaine UNE IDÉE DE PEINTURE Jean Suau - La France offrant la Liberté  à l’Amérique, 1784 Jean Suau fut l'élève du peintre Pierre Rivalz, dit le « chevalier Rivalz », fils d'Antoine Rivalz. Il obtint le grand prix de l'Académie royale de peinture, sculpture et architecture de Toulouse en 1784 pour une allégorie de la liberté rendue par Louis XVI aux États-Unis : La France offrant la liberté à l'Amérique. Ses tableaux ont été admis aux diverses expositions du Capitole à Toulouse, à celles du Louvre, et bon nombre se trouve dans divers édifices religieux du département de Haute-Garonne et des départements environnants. Il a obtenu deux médailles d’argent en 1771 et 1775 et quatre médailles d’or en 1777, 1778, 1781 et 1784. Jean Suau fut membre et professeur de l'Académie royale de peinture, sculpture et architecture de Toulouse, ...

Jacques Louis David, Vestale (1787)

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  “Raphaël homme divin! c'est toi qui par degré m'éleva jusqu'à l'antique! C'est toi peintre sublime! c'est toi parmi les modernes qui est arrivé le plus près de ces inimitables modèles!”  Jacques Louis David UNE IDEE DE PEINTURE Jacques Louis David, Vestale, vers 1783-1787, huile sur toile, collection particulière.  Dans ce tableau, la vestale de David peut être comprise comme l'« exemplum virtutis » le plus néoclassique, mais elle est également représentée comme séduisante.  Le rouleau qu’il tient à la main est peut-être un poème d’amour plutôt qu’un texte sacré. Son regard vers le haut peut indiquer des remords, du désir ou de la tristesse.  À cet égard, David a peut-être utilisé un dessin réalisé en 1773, La Douleur, pour le guider dans la création de sa vestale. La flamme sacrée qui brûle à ses côtés pourrait bientôt s’éteindre avec des conséquences irréparables. UN PEU D'HISTOIRE  Jacques-Louis David, est un peintre, membre de l'Académie des be...

Portrait de Philippe, duc d'Orléans par Jean-Baptiste Santerre, entre 1710 et 1717.

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 "On m'a aimé sans me connaître, on me hait sans me connaître encore; j'espère me faire connaître et aimer dans peu." Philippe d'Orléans UNE IDÉE DE PEINTURE Portrait de Philippe, duc d'Orléans par Jean-Baptiste Santerre, entre 1710 et 1717. Jean-Baptiste Santerre est un peintre français né à Magny-en-Vexin le 23 mars 1651 et mort à Paris le 21 novembre 1717. Jean-Baptiste Santerre naquit à Magny-en-Vexin, fils d'André Santerre et de Madeleine Delespinay, douzième enfant d'une famille nombreuse et peu fortunée. Sa date de naissance et sa filiation ont souvent été confondues avec celles d'un lointain cousin né à Magny-en-Vexin le 1er janvier 1658. D'abord apprenti chez le portraitiste François Lemaire puis chez le peintre Bon Boullogne, il commence sa carrière comme portraitiste et son portrait de Michel-Richard de Lalande, surintendant de la musique du Roi, sera interprété en gravure par Simon Thomassin. UN PEU D'HISTOIRE MODERNE Philippe d...

La reine Victoria en 1842, peinture de Franz Xaver Winterhalter.

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 La réconciliation avec l’Angleterre est l’obsession de Napoléon III. À l’occasion du voyage de la souveraine en France, il réserve à la reine Victoria des fastes que Versailles n’avait pas connus depuis la monarchie. UNE IDÉE DE PEINTURE La reine Victoria en 1842, peinture de Franz Xaver Winterhalter. Franz Xaver Winterhalter, né à Menzenschwand le 20 avril 1805 et mort à Francfort-sur-le-Main le 8 juillet 1873, est un peintre et lithographe allemand, ayant vécu principalement en France. Il fut le portraitiste attitré du gotha européen durant le deuxième tiers du XIXe siècle. Le rendu de la matière et des étoffes apparaît avec perfection dans le châle de dentelle noire, et la robe de soie brochée de fils d'or portés par la princesse Léonille de Sayn-Wittgenstein-Sayn ou encore dans le vêtement de tulle de la princesse Anna de Prusse. L'expression du visage, l'attitude, la toilette et les bijoux des deux femmes sont brillamment arrangés et mis en scène par le peintre. Winte...