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Marie Leszczynska peint par François Stiémart (1680–1740)

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  "Il n’est pas possible de donner ce que l’on n’a pas. Le devoir de la charité consiste précisément à faire aux autres ce que l’on voudrait raisonnablement qu’ils nous fassent. Est-ce que je fais vraiment pour mon prochain ce que je voudrais qu’il me fasse ? Observons le Fils de Dieu." Saint-Vincent de Paul  UNE IDÉE DE PEINTURE Marie Leszczynska peint par François Stiémart (1680–1740) François Albert STIÉMART, artiste au service de Louis XIV et de Louis XV, fut un  peintre académicien qui malgré une importante activité reste pourtant méconnu. Vers 1701, il accède à la garde des plans et tableaux du roi. Son activité consistait à suivre les inventaires, les déplacements, l’installation des peintures des collections royales et, à l’occasion de les restaurer. Dès 1704, il reproduisait les tableaux dont le souverain souhaitait avoir des répliques. Vers 1713/19 à la demande de R. de Cotte, il travailla avec Pierre Josse-Perrot au décor des plafonds de l’hôtel du comte de Tou...

Le Triomphe d'Amphitrite (1780) de Jean-Hugues Taraval (1729-1785)

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"- Vous aurez beau faire, Monsieur,  dit la jolie Marquise,  vous n'aurez jamais mon cœur. - Je ne visais pas si haut. " MOLIÈRE UNE IDÉE DE PEINTURE   de Jean-Hugues Taraval  (1729-1785) Hugues Taraval est le fils de Guillaume Taraval (1701-1750), qui lui enseigne les premiers rudiments de la peintre. De 1732 à 1750, il passe sa jeunesse à Stockholm où son père, premier peintre du roi de Suède, qui avait été appelé à Stockholm par l'intendant des Beaux-Arts Harlemann, réalisait des décors dans les palais royaux. De retour à Paris, il devient l'élève de Jean-Baptiste Marie Pierre (1714-1789) au sein de l’Académie royale de peinture et de sculpture. Lauréat du prix de Rome en 1756, avec Job raillé par sa femme (musée des beaux-arts de Marseille), Taraval entre à l'École royale des élèves protégés dirigée par Carle Van Loo (1705-1765), avant de séjourner à Rome en tant que pensionnaire de l'Académie de France de 1759 à 1763. Agré...

Jules Hardouin -Mansart par Hyacinthe Rigaud (1659-1743)

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  "Le dessin, que d'un autre nom nous appelons trait, est ce en quoi consiste et ce qui constitue la source et le corps de la peinture, de l'architecture et de tous les autres genres d'art, et la racine de toutes les sciences." Michel Ange UNE IDÉE DE PEINTURE Jules Hardouin -Mansart  par Hyacinthe Rigaud (1659-1743)  Natif de Perpignan, Rigaud arrive à Paris à 1681. Sur les conseils de Le Brun, il se consacre au portrait, genre qu’il élève à sa plus haute expression. Il se fait remarquer du roi et de la Cour avec le portrait de Monsieur, frère du souverain, en 1688 puis de Philippe II d’Orléans. En 1715, à la mort de Louis XIV, son neveu Philippe II d’Orléans (1674-1723), duc d’Orléans, assure la régence pendant la minorité de Louis XV…, l’année suivante.  Louis XIV lui réclame le sien en armure, livré en 1694. Mais c’est surtout le portrait en costume de sacre, daté de 1701, qui assure la célébrité du peintre. Véritable emblème de la monarchie française, il fige...

Portrait de Robert de Cotte (1656-1735) par Hyacinthe Rigaud

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"L'HOMME NE CONNAIT LE VRAI BONHEUR  QU'APRÈS L'AVOIR PERDU !"   - Alphonse de Lamartine - UNE IDÉE DE PEINTURE  Portrait de Robert de Cotte (1656-1735) par Hyacinthe Rigaud. Bien plus qu’Hardouin-Mansart, la réputation de Robert de Cotte sut gagner l’étranger : princes allemands et souverains d’Espagne firent appel à lui pour leurs résidences de Würzburg, de Poppelsdorf, de Schleissheim, du Buen Retiro de Madrid ou de Bonn en tant que représentant du grand goût français. UN PEU D'HISTOIRE  « Le plus habile de nos architectes » selon Mme de Maintenon, Robert de Cotte eut une carrière aussi prestigieuse qu’Hardouin-Mansart. Resté longtemps dans l’ombre de son génial beau-frère, De Cotte serait l’auteur en 1686 du Péristyle du Grand Trianon par lequel il entendait prolonger au-delà du bâtiment la perspective de l’allée centrale et de la cour. On lui attribue également dans ce palais, les cheminées surmontées de glaces qui remplacère...

Portrait de Christoph Willibald Gluck par le peintre Joseph-Siffred Duplessis (1725-1802)

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  « Si M. Gluck est le créateur de la musique dramatique, il ne l’a pas créée à partir de rien. Je lui ai fourni la matière, ou le chaos, si vous préférez. Nous partageons donc l’honneur de cette création. » Ranieri de’ Calzabigi, (librettiste de Gluck) UNE IDÉE DE PEINTURE  Portrait de Christoph Willibald Gluck par le peintre Joseph-Siffred Duplessis (1725-1802) Au sommet de sa carrière, il reçoit, en 1775, la commande des portraits officiels du roi Louis XVI, en buste et en grand costume royal. Il exécute aussi les portraits de l'entourage du roi : le comte de Provence, futur Louis XVIII, le comte d'Artois, futur Charles X, Marie-Adélaïde de Bourbon, duchesse de Chartres, Jacques Necker et son épouse, le comte d'Angiviller, Marie-Louise de Savoie-Carignan, princesse de Lamballe etc. Les personnalités qui animent la vie parisienne des années 1770-1780 lui commandent aussi leur portrait comme le compositeur autrichien Gluck, le dramaturge Jean-François Ducis et surtout Benj...

Jean-Antoine Watteau --Ceres (1717)

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  Qu'heureux tu es, Baïf, heureux et plus qu'heureux, De ne suivre abusé cette aveugle Déesse, Qui d'un tour inconstant et nous hausse et nous baisse, Mais cet aveugle enfant qui nous fait amoureux ! Joachim du Bellay (1522 - 1560) UNE IDEE DE PEINTURE Jean-Antoine Watteau --Ceres 1717 Il y a trois siècles, le 18 juillet 1721, Jean-Antoine Watteau s’éteignait prématurément, à l’âge de trente-sept ans, mais son œuvre, accomplie pour l’essentiel en une douzaine d’années, bouleversa le cours de la peinture bien au-delà de l’Hexagone. Le thème de la Fête galante, dont il fut l’inventeur, connut en effet une fortune considérable au XVIIIe siècle et devint l’emblème du goût français à travers l’Europe. Watteau commence par l’art décoratif sous l’impulsion de Gillot et Audran. Il participe à la décoration du château de la Muette et de quelques hôtels. La représentation de scènes militaires constitue une deuxième étape de la carrière de Watteau. Il fera évoluer le genre des scènes ...

Princesse Louise de Prusse (1801). Pastel sur papier d'Élisabeth Vigée le Brun

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"Pour l’artiste, voir c’est concevoir,  et concevoir, c’est composer."  Paul CÉZANNE UNE IDÉE DE PEINTURE   Princesse Louise de Prusse (1801). Pastel sur papier d'Élisabeth Vigée le Brun, Elle laisse 660 portraits et 200 paysages. Son immense succès, comme celui de Quentin de la Tour, est certainement dû à l’image flatteuse qu’elle savait donner, au physique comme au moral, des grands personnages de l’Ancien Régime.  UN PEU D'HISTOIRE  A partir de 1775, elle fréquente le peintre et marchand d’art Jean-Baptiste Pierre Le Brun (1748-1813) qui lui permet de copier des tableaux de maîtres de sa collection. Cette même année, elle offre à l’Académie Royale un portrait du Cardinal de Fleury (1653-1743) et un portrait de Jean de La Bruyère (1645-1696) ; en récompense elle est admise aux séances publiques de l’Académie. Elle épouse Jean-Baptiste Le Brun en 1776. Elle commence alors à travailler pour la famille royale avec une série de portrai...