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"Le cubisme est l'art de peindre des ensembles nouveaux avec des éléments empruntés non à la réalité de vision, mais à la réalité de conception."   Guillaume APOLLINAIRE UNE IDÉE DE PEINTURE  Orangerie de Versailles - 1910 - Vlaminck (1876-1958) Maurice de Vlaminck est né à Paris en 1876. La primauté qu'il donne à la couleur et la vigueur de son pinceau le font naturellement ranger parmi les "Fauves" qui font scandale au Salon d'Automne de 1905.  Il expose huit tableaux aux côtés de Matisse, Dufy, Rousseau, Vuillard, Rouault, qu'un critique de l'époque suggère d'enfermer dans une cage.  Il rencontre alors Vollard qui l'aide financièrement par l'achat de quelques toiles, puis Van Dongen, Georges Braque, Picasso, Jacob avec lesquels il débat et discute de Cézanne qu'il admire.  Il rencontre, Modigliani, Marinetti entres autres, Maurice de Vlaminck qui connaît une très brève période cubiste (1910) comme le...
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"Rubens, fleuve d'oubli, jardin de la paresse..."  BAUDELAIRE UNE IDÉE DE PEINTURE Paysage avec ruines du Mont Palatin à Rome (1608). Huile sur bois, 76 × 107 cm, Musée du Louvre, Paris. Le Mont Palatin (Monte Palatino) est une des sept collines de Rome. Il occupait une position centrale dans la Rome antique. Les ruines des anciens palais occupent une grande partie de la colline. UN PEU DE LITTÉRATURE Joachim du Bellay (1522-1560) a vécu pendant la Haute Renaissance, qui glorifiait l’art antique. Mais un de ses plus célèbres poèmes évoque son petit village de Liré, en Anjou, qu’il préfère au Mont Palatin, peint par Rubens. Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux Que des palais romains le front audacieux ; Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine, Plus mon Loire gaulois que le Tibre latin, Plus mon petit Liré que le mont Palatin, Et plus que l’air marin la douceur angevine. (Du Bellay, Heureux qui comme Ulysse..., Regret...
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La Querelle du coloris  sous règne de Louis XIV UNE IDÉE DE PEINTURE  Charles de La Fosse - Le sacrifice d'Iphigénie En 1671, Philippe de Champaigne, proche du rigorisme des milieux jansénistes et pourtant admirateur de Titien, blâme les coloristes qui privilégient un « bel éclat extérieur » qui leur fait « oublier l’âme et l’esprit » qui doivent animer « un beau corps ». La couleur serait donc du côté de l’immoralité, du mensonge, de la dissimulation. Entre le partisans d’une beauté intellectuelle de l’art pour qui la facture n’est qu’une sorte d’enveloppe visible d’une idée plus profonde et défenseurs d’une beauté émotionnelle, sensible de l’art pour qui la facture est justement la différence qui fait par essence peinture, les positions peuvent sembler inconciliables. Charles de La Fosse comme un artiste de transition. Si vous voulez, c’est le chainon manquant entre l’art classique de Le Brun et l’art beaucoup plus aimable de Watteau. Il était d’a...
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Le roi et les philosophes :  le séjour parisien de Christian VII  de Danemark en 1768 UNE "AFFAIRE ROYALE", UN FILM  Portrait du roi Christian VII, (vers 1770).  "Danemark 1770. La passion secrète que voue la reine Caroline Mathilde au médecin du roi, l’influent Struensee, va changer à jamais le destin de la nation toute entière. Royal Affair relate une page capitale de l’histoire danoise, oubliée des manuels français. La relation amoureuse et intellectuelle entre Caroline Mathilde et Struensee, fortement influencée par les philosophes des Lumières, Rousseau et Voltaire en tête, conduira au renversement de l’ordre social établi, et annoncera les révolutions qui embraseront l’Europe vingt ans plus tard." (Synopsis) UNE HISTOIRE DES LUMIÈRES SINGULIÈRES Le 20 novembre 1768, à cinq heures de l’après-midi, dix-huit des plus éminents philosophes, écrivains et scientifiques de France sont rassemblés à l’hôtel d’York à Paris pour une audience...
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“La peinture  n'est que  de la morale construite.”  STENDHAL UNE IDÉE DE PEINTURE D'UNE REINE DE FRANCE Auteur : Marie Leszczynska (peintre) d'après Oudry, Jean-Baptiste (peintre) Date de création : 1753 (XVIIIe siècle) Emplacement : Corps central, appartement Dauphine Dimensions : œuvre: 65,4 x 105,8 x 2,5 cm cadre: 106 x 141 x 17 cm Matière et technique : huile sur toile Peint par la reine d'après le tableau d'Oudry, 1753 ; offert par la reine à Louis XV pour les étrennes de 1754 ; collection Louis XV ; mentionné à la Surintendance, 9e pièce, dans l'inventaire de Durameau, 1784 ; saisie révolutionnaire ; à Trianon sous le règne de Louis-Philippe ; un des "71 tableaux Rentrée de Versailles", 1er avril 1842 ; au Louvre ? ; retour à Versailles à une date indéterminée ; mentionné à l'hôtel du service des Eaux à Versailles dans l'inventaire de 1824, une mention manuscrite postérieure indique "Compiègne" ; ...
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« HAENDEL EST GRAND COMME LE MONDE»   Franz LISZT UNE IDÉE DE PEINTURE Pierre Mignard (1612-1695) L'Espérance, 1692, huile sur toile, 48,5 x 62,5 cm. En peinture, la mignardise désigne un soin exagéré dans l'exécution, et l'afféterie (Abus du gracieux, du maniéré dans l'attitude ou le langage). QUELLES SONT LES VERTUS THÉOLOGALES ? La foi et l’espérance sont des vertus théologales. Par théologale, il faut entendre : « ayant Dieu pour objet ». Ces vertus disposent l'homme à vivre en relation avec Dieu. Les vertus théologales sont au nombre de trois : la Foi, la disposition à croire aux vérités révélées ; l’Espérance, la disposition à espérer la Béatitude et la Charité, c'est-à-dire l'amour de Dieu et de son prochain. Ces vertus sont infusées par Dieu dans l’âme des fidèles pour les rendre capables d’agir comme ses enfants et de mériter la vie éternelle. L'Espérance est représentée assise, les mains jointes et les yeux levés ver...
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"Quiconque aime la musique ne peut jamais être tout à fait malheureux."  Franz SCHUBERT UNE IDÉE DE PEINTURE Élisabeth Louise Vigée Le Brun, “La baronne Henri Charles Emmanuel de Crussol Florensac, née Bonne Marie Joséphine Gabrielle Bernard de Boulainvilliers”, 1785, huile sur panneau de bois ; 112 x 85 cm. Toulouse, musée des Augustins UN PEU D'HISTOIRE Si Élisabeth Louise Vigée Le Brun avait acquis le goût de cette façon de peindre auprès de son père, lui-même spécialiste réputé du pastel, elle dût apprendre à tailler seule sa route après la mort de ce dernier alors qu’elle n’avait que douze ans. Elle venait tout juste d’étudier les arts flamand et italien lorsqu’elle se fit remarquer, à l’âge de quinze ans, en réalisant un remarquable portrait de sa mère. Sa vocation était née et le succès fut rapidement au rendez-vous. La cour et Paris s’entichent très vite de cette jolie jeune fille dont le talent rivalisait avec un esprit fin, ...