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 "Il est très peu d'hommes qui suivent les routes qu'ils enseignent"   Jean-Louis Alibert  ("La physiologie des passions" de 1825) UNE IDÉE DE PEINTURE ANGLAISE D'UNE ESPIONNE FRANÇAISE FAVORITE DE CHARLES II D'ANGLETERRE De 1640, année de son arrivée à Londres, à sa mort, Peter Lely, né à Soest le 14 septembre 1618, est le peintre le plus recherché et le plus connu de tout le royaume d'Angleterre, successeur au rôle de portraitiste d'Antoon van Dyck.  Parmi ses portraits les plus connus, on trouve celui de Louise de Keroualle, de 1671-1674, conservé au J. Paul Getty Museum de Los Angeles. Dans la toile, la duchesse de Portsmouth est assise devant une fenêtre s'ouvrant sur un paysage luxuriant.  Sa robe drapée de soie bleue révèle la peau blanche de son teint. Dans une pose sensuelle et élégante, la tête légèrement tournée, la mannequin regarde le spectateur tout en jouant avec une mèche épaisse et luxuriante de sa longue coiffure. Ses tr...
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 "Chez nous, il est défendu de persécuter. Nous avons, il est vrai, des fanatiques qui, faute de persécution, se brûlent eux-mêmes, mais si ceux des autres pays en faisaient autant, il n'y aurait pas grand mal, le monde n'en serait que plus tranquille." Lettre, à Voltaire,  28 novembre 1765 de Catherine II de Russie CATHERINE II DE RUSSIE  AVEC LES ALLÉGORIES DE L'HISTOIRE ET DU TEMPS Johann Baptist von Lampi (1751-1830) est un peintre d'histoire et de portrait autrichien d'origine italienne. (en italien : Giovanni Battista Lampi) Il est né à Romeno dans le comté du Tyrol. Professeur à l'Académie de Vienne en 1786, il réside ensuite en Russie où il se consacre au portrait tout en faisant fortune.  Le Portrait allégorique de Catherine II, Impératrice de Russie, esquisse du grand portrait de l'impératrice au musée de l'Ermitage. C’est cette image de despote éclairé qu’elle entend donner d’elle quand Johann Baptist Lampi, la peint à Saint-Pétersbo...
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 "COLPORTEUR"  ou "COLE PORTER" ? "Je voudrais tant que tu te souviennes des jours heureux où nous étions amis En ce temps-là la vie était plus belle et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui Les feuilles mortes se ramassent à la pelle Tu vois je n'ai pas oublié" Jacques Prévert (Les feuilles mortes) LE GALANT COLPORTEUR  DE FRANÇOIS BOUCHER En 1734, François Boucher reçoit la commande d’une série de tableaux pour les tapisseries de la manufacture de Beauvais. Le Galant Colporteur, aussi appelé La Curiosité, appartient probablement à cette série. Le grand format carré tient à la nécessité de réaliser un patron de grande taille pour les artisans liciers qui tissent et confectionnent les tapisseries. Le tableau de François Boucher participe à la multiplication, au XVIIIe siècle, des représentations dédiées aux petits métiers. Il aborde l’économie du colportage, un petit commerce ambulant basé sur la multiplicité des voyages à travers les provinces...
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  “L'âme a la couleur du regard. L'âme bleue seule porte en elle du rêve, elle a pris son azur aux flots et à l'espace.” Guy de Maupassant UNE PEINTURE D'UN BONHEUR CONTAGIEUX Jean Marc NATTIER (1685-1766) "LA LEÇON DE MUSIQUE" Fils de portraitiste et élève de Rigaud, Nattier débute dans la carrière de peintre d'histoire sous l'influence de Charles Le Brun et sous la tutelle de son parrain, Jean Jouvenet.  Lors d'un séjour en Hollande, il est pressenti pour travailler pour le tsar Pierre le Grand. En 1718, il est reçu à l'Académie.  Son style est alors celui de la grande tradition française. Il utilise les ressources du cadre architectural et de l'expression grandiloquente des personnages ; son chromatisme est franc. Mais Nattier ne connaît pas le succès ; sa ruine au moment de la banqueroute de Law l'oblige à se tourner vers le genre plus lucratif du portrait. En 1728, il peint sur commande le maréchal de Saxe et connaît dès lors une c...
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 "La beauté n'est la plupart du temps que la simplicité."  APOLLINAIRE  QUI ÉTAIT FRANÇOIS BOUCHER ? Il fit une carrière brillante, connut tous les honneurs, reçut d'incessantes commandes royales et jouit de l'amitié de nombreux amateurs (outre Mme de Pompadour, citons Tessin, ambassadeur de Suède à Paris, le duc de Chevreuse, l'abbé de Saint-Non, le banquier Eberts ou le garde des Joyaux Blondel d'Azaincourt, qui possédait 500 dessins de l'artiste) ; et pourtant, dès 1760, le public du Salon ne se presse plus autour de cet art élégant qui lui semble facile et qui ne l'émeut pas (v. le Salon de Diderot de 1763).  Dès lors, la critique boude l'artiste pour un siècle. Au moment où l'impératrice Eugénie réinvente un xviiie s. à son goût, Thoré Bürger et les Goncourt en redécouvrent le peintre le plus représentatif. Une série de livres paraît à la charnière du xixe s. et du xxe s. : Mantz, Michel, Nolhac, Kahn, Fenaille rem...
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"Pendant que le prêtre parlait, Véronèse avait sorti une mine et s'était mis à dessiner. Ce qu'il entendait l'inspirait, touchait ce qu'il ressentait depuis toujours, l'éclairait sur sa mission...Saisir l'absolu, contempler le relatif..." Concours pour le paradis de Clélia Renucci UNE IDÉE DE PEINTURE Le drame s'est désormais consommé et à Vénus, il ne reste plus qu'à venir au chevet de son bien-aimé Adone qui, malgré ses avertissements, s'est lancé dans une chasse où il a été blessé mortellement par un sanglier redoutable. Le triste épilogue de l'affaire est représenté par Paolo Veronese en 1588, dans cette huile sur toile conservée dans le National Museum de Stockholm. QUI ÉTAIT VÉRONÈSE ? Paolo Caliari, dit Véronèse, né en 1528 à Vérone et mort le 19 avril 1588 à Venise, est un peintre vénitien. Bien qu'il ait joui d'une réelle popularité de son vivant, notamment à Venise, il fut ignoré des critiques ...
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“Il est beau de vouloir plaire à ce qu'on aime, c'est une jouissance du cœur.”   George SAND QUI ÉTAIT MARIE ÉLISABETH DE FRANCE (1764-1794) ? Née au château de Versailles en 1764, Élisabeth de France, dite Madame Élisabeth, est la dernière des sœurs de Louis XVI. Orpheline à l’âge de trois ans, elle reçoit une excellente éducation au cours de laquelle elle se distingue par ses talents en mathématiques et en sciences. Ses contemporains la disent bonne écuyère, douée pour le dessin et la broderie, mais piètre chanteuse. Dès l’enfance, elle révèle une personnalité ambigüe, sa grande dévotion s’accordant à un caractère dissipé et original – elle signe certaines de ses lettres « Élisabeth la Folle ». Elle manifeste très tôt un fort attachement à Louis XVI et à Marie-Antoinette, aux côtés desquels elle demeure toute sa vie, refusant en particulier de se marier. En 1783, Madame Élisabeth a alors dix-neuf ans, Louis XVI lui fait cadeau d’un terrain et d’une maison ...