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Jeanne du Barry (1743 - 1793)

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 « Encore un moment, monsieur le bourreau »  Jeanne du Barry (1743-1793) Jeanne Bécu, devenue par mariage comtesse du Barry, dite ensuite Madame du Barry, est de 1768 à 1774 la dernière favorite du roi de France Louis XV. UNE IDÉE DE PEINTURE Portrait de Madame du Barry par Élisabeth Vigée Le Brun, 1782, Corcoran Gallery of Art (Washington).   Fille de Louis Vigée, pastelliste, membre de l’Académie de Saint-Luc, et de Jeanne Maissin, d’origine paysanne, Élisabeth Louise Vigée entre, à l’âge de six ans, comme pensionnaire à l’école du couvent de la Trinité, dans le faubourg Saint-Antoine. Dès son plus jeune âge, elle dessine partout, sur ses cahiers, sur les murs de son école.  De manière prophétique, son père, à qui elle était très attachée, lui dit : « Tu seras peintre, mon enfant, ou jamais il n’en sera ». Il a eu le temps de reconnaître ses dons et de lui enseigner le maniement des instruments de l’art, surtout les secrets de la peinture au pastel, avant de dispar...

Léopold I par Jan Thomas van Ieperen (1617-1678)

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 “Nos vertus ne sont, le plus souvent,  que des vices déguisés.” François de La Rochefoucauld UNE IDÉE DE PEINTURE Léopold I en tant qu'Acis dans la pièce "la Galatée" par Jan Thomas van Ieperen (1617-1678).  On pense que Jan Thomas quitte Anvers en 1654 pour travailler comme peintre pour l'évêque de Mayence, Johann Philipp von Schönborn l'une des cours importantes de l'époque.  Vers 1658, il se trouve à Francfort à l'époque du couronnement de Léopold 1er en tant qu'empereur du Saint Empire Romain germanique et peint un portrait de l'empereur (aujourd'hui perdu).  Au cours de cette période, il reçoit également des commandes de l'Archiduc Léopold Guillaume d'Autriche. À la fin des années 1650, Jan Thomas vit certainement avec sa famille à Vienne.  Dans cette ville il reçoit des commandes de la cour impériale et peint les portraits de Léopold Ier et de sa femme Marguerite Thérèse en costume de théâtre. Ces portraits sont réalisés à l...

"Allégorie de la Peinture et de la Sculpture" par AMBROISE DUBOIS (1543-1614)

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“Devine, si tu peux ;  et choisis, si tu l'oses. ”  CORNEILLE UNE IDÉE DE PEINTURE  "Allégorie de la Peinture et de la Sculpture"  par AMBROISE DUBOIS (1543-1614)  QUI ÉTAIT AMBROISE DUBOIS (1543-1614) ? On ignore tout de la formation d'Ambroise Dubois, né à Anvers et on ne sait pas avec certitude à quelle date il s'établit en France où il mourra (à Fontainebleau). Il y serait venu déjà à l'âge de vingt-cinq ans.  Mais la première trace de sa carrière ne date que de 1606 : il est alors nommé peintre de la reine. Dubois épousa la fille de Jean d'Hoey, garde des tableaux du roi et devint ainsi le beau-frère de Martin Fréminet. C'est une des figures dominantes de la seconde école de Fontainebleau. Bien que son chef-d'œuvre, la galerie de Diane, ait été détruit, une grande partie de ses décorations à Fontainebleau subsistent, principalement le Cabinet de Théagène et Chariclée (actuel salon Louis XIII) dont les composi...

Marc de Villiers par Jacques-André-Joseph Aved (1702-1766)

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  “L'Etat, quel qu'il soit,  est le fonctionnaire de la société. ”  Charles Maurras UNE IDEE DE PEINTURE Portraitiste estimé de son époque, Jacques-André-Joseph Aved (1702-1766), collectionneur, marchand d’art et peintre français  crée un sentiment d'immédiateté en représentant Marc de Villiers, haut fonctionnaire du gouvernement, secrétaire du roi, au regard intense.  Derrière lui, un bureau orné est couvert de documents parlementaires et étatiques. Agrippant le bras de son fauteuil comme s'il allait se lever, Villiers tient dans sa main droite un exemplaire de l'Iliade d'Homère, donnant l'impression d'avoir été interrompu en train de lire.  Apparaissant dans son étude en robe de chambre, le personnage est compris non seulement comme un haut fonctionnaire, mais aussi comme un gentleman, un érudit en lettres. 1747, huile sur toile, The J. Paul Getty Museum, Los Angeles. UN PEU D'HISTOIRE De père médecin, Jacques-André-Joseph Aved. fut orphelin dès so...

Nicolas Poussin (1594-1665) , Tancredi et Erminia

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“La nouveauté dans la peinture ne consiste pas dans un sujet encore non vu, mais dans la bonne et nouvelle disposition et expression, et ainsi de commun et de vieux, le sujet devient singulier et neuf.” NICOLAS POUSSIN UNE IDÉE DE PEINTURE Nicolas Poussin (1594-1665) , Tancredi et Erminia, vers 1634, huile sur toile, The Barber Institute of Fine Arts, Birmingham. Dans Gerusalemme Liberata de Torquato Tasso, la fille du roi sarrasin, Erminia, se précipite pour aider le chevalier Tancredi lorsqu'elle le trouve blessé après avoir vaincu un géant au combat. Bien qu'à proprement parler son ennemie, elle s'agenouille avec détermination à côté de lui et coupe ses beaux cheveux pour arrêter l'hémorragie.  Nicolas Poussin - auteur de la toile - conjugue les armes et l'amour, pour démontrer le pouvoir de ce dernier sur tout type de conflit. Ainsi la magnifique armure de Tancrède devient une nature morte. Et le geste d'Erminia, l'épée levée, apparemment menaçant, se ré...

Le Maréchal de Villars peint par Hyacinthe Rigaud

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"La patience est l'art d'espérer"  Vauvenargues UNE IDÉE DE PEINTURE  Le Maréchal de Villars peint par Hyacinthe Rigaud (1659-1743), l'un des plus grands portraitistes du Grand Siècle Français.  Selon l'écrivain d'art français Louis Hourticq, « Rigaud, en mourant, laisse une galerie de grands personnages avec lesquels notre imagination peuple maintenant la galerie des Glaces ; Rigaud est nécessaire à la gloire de Louis XIV et il participe à ce rayonnement d’un règne dont il a fixé la majesté. » Véritables « photographies », visages que Diderot qualifiait de « lettres de recommandation écrites dans une langue commune à tous les hommes », les œuvres de Rigaud peuplent aujourd’hui les plus grands musées du monde. UNE HISTOIRE MODERNE  Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues, né le 5 août 1715 à Aix-en-Provence et mort le 28 mai 1747 à Paris, est un moraliste, stoïque et moderne français qui s'engagea dans l'armée et y servit pendant dix ans, prenant ...

Portrait Gaspard de Gueidan en président à mortier, par Hyacinthe Rigaud

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« On ne peut être juste si l'on n’est humain. » Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues UNE IDÉE DE PEINTURE  Portrait Gaspard de Gueidan en président à mortier (1688-1767) , avocat général au Parlement de Provence (1714), président à mortier (1740) par Hyacinthe Rigaud (1659-1743) ou le portrait Soleil. L'artiste peintre souligne l'art d'un portraitiste français des XVIIe et XVIIIe siècles. Longtemps dédaigné par l’histoire de l’art, ce genre est aujourd’hui mieux connu. Hyacinthe Rigaud représente à lui seul l’emblème du Grand Siècle. Gaspard de Gueidan était le fils de Pierre II de Gueidan (1646-1734), auditeur en la cour des comptes puis conseiller et président au parlement de Provence.  Sous l'Ancien Régime français, les présidents à mortier sont, au sein des parlements, des présidents de chambre. Chaque parlement était présidé par un « premier président » nommé par le roi et était divisé en plusieurs chambres. La plus prestigieuse de ces chambres est appelée...